Yes, he can
Lundi 14 septembre, 2009 par admin
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Accusé, photos, enregistrements et témoignages à l’appui, d’avoir fait du palais Chigi, sa résidence officielle, une maison de rendez-vous, de la villa Certosa, son pied-à-terre sarde, un lieu de débauche, et plus généralement d’avoir un goût trop prononcé pour les fruits verts, y compris ceux qui de par la loi sont déclarés impropres à la consommation, Silvio Berlusconi fait plus que se défendre, il contre-attaque avec brutalité.
Et de poursuivre devant la justice les quelques médias qui, ne lui appartenant pas, osent l’attaquer, de tenter d’assécher leurs ressources publicitaires, et de frapper, de préférence au dessous-de la ceinture, ses adversaires les plus acharnés.
Le président du Conseil italien, qu’on se le dise, n’est ni le mari volage, ni le mauvais père, ni le vieillard libidineux ni surtout le malheureux micheton, réduit à payer au prix fort celles qui lui ouvrent leurs bras, que décrit une presse malveillante.
Le Cavaliere tient à sa réputation. Au fait, quelle réputation ? S’il a dû renoncer à se faire passer pour un saint, il ne lui déplait pas qu’on le voie sous les traits d’un séducteur impénitent, un homme, un vrai, et qui en a, et qui n’a jamais eu à payer pour voir.
Ses conquêtes, il ne les a jamais quittées que satisfaites et remboursées, enfin défrayées, en aucun cas déçues. Yes, he can, comme dirait l’autre.
Ce mauvais roman-photo ne serait que parfaitement ridicule si’il n’était aussi profondément pathétique.
Dominique Jamet




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