Laurence Ferrari : « L’effet bizutage est passé »
Mercredi 23 décembre, 2009 • par admin
Vu 3183 fois, 3 fois aujourdhui •
Très beau scoop de notre confrère Renaud Revel, qui publie sur le site de l’Express une longue interview de Laurence Ferrari.
Depuis son arrivée à TF1, où elle a remplacé Patrick Poivre d’Arvor, la journaliste est l’objet de toutes les critiques, de toutes les jalousies… Dans cet entretien, elle revient sur cette année 2009, au cours e laquelle elle a du faire face, sans jamais plier.
« J’ai envie de comparer cette année à une épreuve du feu. J’ai passé un an de mise à l’épreuve où j’ai pu me tester. Tester ma capacité à endurer, à encaisser les coups, tester également mon aptitude à m’intégrer et à convaincre une rédaction que je découvrais. Mais ce fut également, si étrange que cela puisse paraître, une année de grand bonheur, avec les évolutions de ce lourd paquebot qu’est le 20 Heures de TF1 : un journal dont il faut bien admettre que l’audience, après des mois de secousses, s’est maintenant stabilisée. L’effet bizutage est passé », explique-t-elle.
Elle revient aussi sur les conditions de son arrivée à TF1 et sur celles du départ de Patrick Poivre d’Arvor qu’elle a remplacé aux commandes du « 20H ».
« C’est terrible et forcément handicapant. On m’a regardé en effet comme celle qui avait tué le père, le père étant l’icône, en place depuis vingt ans, l’intouchable, l’immense professionnel soudain déboulonné de sa stèle, etc. J’ai eu beau dire que la décision du départ de Patrick Poivre d’Arvor avait été prise bien avant que le PDG de TF1, Nonce Paolini, ne m’approche, rien n’y a fait: j’étais dans la peau de l’usurpatrice. Tout cela est derrière moi: j’ai le sentiment que cette image s’estompe. Mais il faudra encore un peu de temps pour que le lien avec le téléspectateur soit épuré de cette période: chaque jour qui passe me le confirme. »
Quant aux sondages qui ne la placent pas aux premiers rangs des personnalités les plus aimés des Français, Laurence Ferrari les balaie d’un revers de main.
« Ce ne sont pas les sondages, fluctuants je le sais, qui guident ma démarche: ils n’ont jamais été un moteur pour moi. Je n’ai jamais rien attendu d’eux et je ne fais pas ce métier pour être populaire: je le fais pour être journaliste. »
Concernant l’image « consensuelle » de TF1 et notamment la teneur de ses journaux, la journaliste se défend de toute compromission : « J’incite chaque jour les journalistes de cette rédaction à innover, à repousser les lignes, à rendre attractive une information pléthorique. Parce que c’est le coeur de la démocratie et qu’il n’est pas question que le 20 heures abdique sur ce terrain-là. »
Interview à lire dans son intégralité ici.










Visiter la catégorie








0 commentaires pour cet article
1 Trackbacks pour cet article
23 décembre, 2009 à 08:49
[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par info2tv, info2tv. info2tv a dit: Laurence Ferrari : « L’effet bizutage est pa… http://yoolink.to/4bV [...]
Vous aussi donnez votre avis: