Omar et fils
Samedi 5 septembre, 2009 • par admin • Classé dans: Chroniques, Dominique Jamet
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Bingo ! Pardon, Bongo ! Le père est mort, vive le fils ! En guise de joyeux avènement, le nouveau souverain à peine intronisé par la Commission électorale, a fait un peu tirer sur ses sujets mécontents. Ainsi va la vie au royaume du Gabon.
Il y a peu encore, les dernières monarchies européennes semblaient n’être qu’une survivance décorative et anachronique des siècles passés, un argument publicitaire pour touristes en mal de photos. Erreur !
La transmission du pouvoir, et du pouvoir absolu, de père en fils, est une réalité on ne peut plus contemporaine. Qu’on en juge !
De Hafez en Bachir el Assad, de Kim Il Sung en Kim Jong Il, de Gnassingbé en Gnassingbé, de Khadafi en Khadafi, de Moubarak en Moubarak, de Kabila en Kabila et de Charybde en Sylla, les dynasties s’enracinent et prospèrent sur le sol de l’Afrique et de l’Asie, et qui sait si nous-mêmes, nous ne serons pas touchés par le phénomène !
Il est vrai qu’à la différence des pharaons ou des Bourbons, la plupart des monarques contemporains ne prétendent pas tenir leur légitimité d’on ne sait quel droit divin.
Leur stabilité ne tient qu’à la force ou à la ruse, et les élections – truquées – sont l’hommage que le vice politique rend à la modernité.
Compte tenu de son âge et des progrès de la médecine, ce n’est pas avant une quarantaine d’années que se posera le problème de la succession de M. Ali Bongo.
D’ici là comme sous son père son peuple risque fort de rester aux Gabonais absents.
Dominique Jamet




















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5 septembre, 2009 à 10:33
On rit…jaune!!!
8 septembre, 2009 à 12:18
Ce qui se passe au Gabon me fait reflechir à l’existence d’une forme de quete muette qui serait dans notre subconcient d’Africains et qui serait une demande qui ne dit pas son nom d’un retour à une forme de monarchie. Et si l’Afrique était substantiellement et fondamentalement monarchistye ? Pourquoi n’aurions nous pas nos rois et nous pourrions acceder à un type de gouvernance qui correspondrait à nos atavismes profonds ? Car la démocratie à l’occidentale bute à un corridor d’inadaptabilité. Voilà