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Willy DeVille est mort à 55 ans

Vendredi 7 août, 2009 • par admin
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Le chanteur et guitariste américain Willy DeVille, dandy du rock et amoureux de Piaf, s’est éteint jeudi soir à New York à l’âge de 58 ans, a-t-on appris vendredi auprès son attachée de presse, Carol Kaye.
Le musicien a succombé à l’hôpital Cabrini au cancer du pancréas qui avait été diagnostiqué en juin dernier. « Le monde du rock a de nouveau perdu l’un de ses pionniers les plus influents », a-t-elle déclaré.
Avec sa crinière noire et son profil en lame de couteau, DeVille – né William Borsay le 25 août 1950 à Stamford (Connecticut) -s’était fait connaître à la fin des années 1970 avec sa formation Mink DeVille, qui hanta notamment le club punk new-yorkais CBGB.
Le groupe a signé plusieurs albums, dont « Cabretta » (1977), qui a vu l’extrait « Spanish Stroll » atteindre le Top 20, et le francophile « Le chat bleu » (1980), avant de se séparer en 1985.
En solo, DeVille donnera de plus en plus libre court à son goût du R&B, de la musique cajun, du blues, du doo-wop, de la soul et du mariachi, un style qu’on retrouve sur sa reprise insolite du blues traditionnel « Hey Joe » (1992), popularisé avant lui par Jimi Hendrix. L’homme se battra par ailleurs toute la vie contre les démons de la drogue.
Son premier album solo, « Miracle », produit par Mark Knopfler de Dire Straits, paraît en 1987, et l’artiste s’installe l’année suivante à La Nouvelle-Orléans où il côtoie les légendes locales, dont Dr John, Allen Toussaint et Eddie Bo. Des artistes qu’on retrouvera sur l’album « Victory Mixture » (1990). L’influence néo-orléanaise se retrouvera encore en 1996 sur « Big Easy Fantasy » et « Loup Garou ».
Plus populaire en Europe qu’aux Etats-Unis, DeVille avait fait paraître sept albums dans les années 1990 et 2000, dont des concerts comme « Live » en 2001 qui a capturé des performances données au Bottom Line à New York et l’Olympia à Paris.
Voyant en lui « une sorte de héros de cape et d’épée, aux faux airs d’Errol Flynn latino », le ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand a rendu hommage à un artiste « passé maître dans cet art délicat du métissage » qui « se plaisait à multiplier les incursions, toujours heureuses, dans les territoires musicaux les plus variés. » Et de conclure: « Il aimait la France et nous l’aimions ».






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