Balayer devant sa porte
Samedi 11 juillet, 2009 • par admin
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Ainsi donc les sept moines trappistes de Tibéhirine n’avaient pas été assassinés par un groupe islamiste mais abattus par erreur et par l’armée algérienne.
Le gouvernement français qui le savait depuis 1996 avait cru devoir garder l’information pour lui. Raison d’Etat. Notre politique était de soutenir inconditionnellement le gouvernement algérien en lutte contre la subversion du GIA.
Ainsi donc les onze ingénieurs français morts dans l’attentat de Karachi n’avaient pas été les victimes d’un groupe terroriste dépendant d’Al Qaida, mais des représailles de militaires pakistanais, mécontents de ne pas recevoir les commissions promises.
Le gouvernement français qui le savait depuis 2002 avait laissé l’opinion et les familles se fourvoyer sur une fausse piste. Secret d’Etat. Nul ne devait rien savoir d’un règlement de comptes électoraux franco-français.
Quant au Bugaled Breizh, tout donne à penser que le chalutier breton n’a ni croché le fond ni coulé en trente-six secondes sous le choc d’une vague monstrueuse, mais qu’il n’a pas résisté à sa collision avec un sous-marin britannique au cours de manœuvres combinées.
Le gouvernement français qui le sait depuis le premier jour a préféré couvrir cette bavure d’un pays allié. Mensonge d’Etat. On n’allait pas chercher des crosses à la Grande-Bretagne pour cinq malheureux pêcheurs bretons.
Les Iraniens, déclarait avant-hier M. Sarkozy, ont le droit de savoir la vérité. Et les Français ?
Dominique Jamet










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11 juillet, 2009 à 11:15
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