
TÉlÉvision
« La ferme célébrités en Afrique » : Kelly, David et Francky nominés
Et les nominés sont : Kelly, David et Francky. Avec Michael Vendetta qui a été désigné lundi soir, ce n’est pas trois mais quatre fermiers qui sont sur la sellette cette semaine. Après tout, pourquoi pas… La production essaie pas tous les moyens de conserver les téléspectateurs qui restent fidèles à « La ferme célébrités en Afrique ». Il faudra patienter jusqu’à vendredi en deuxième partie de soirée pour connaitre le fermier qui va faire ses bagages et quitter l’aventure. TF1 vient d’annoncer que la grande finale aura lieu le 9 avril (lire notre article). Plus que trois semaines…
Canal + met le paquet sur la Coupe du monde de foot 2010
Difficile d’échapper aux matches de la Coupe du monde de football 2010 : trois diffuseurs se partagent les droits. TF1 en premier lieu qui les avait acquis et qui en a rétrocéder aux groupes France Télévisions et Canal+. Une aubaine notamment pour la chaîne cryptée a bien l’intention d’exploiter au maximum.
Mardi, au cours d’une conférence de presse, la chaîne cryptée a démontré qu’elle ne lésinait pas sur les moyens qu’elle mettait en place pour couvrir cet événement : 25 jours de compétitions, 64 matches en intégralité dont 37 en direct et 8 en exclusivité, ça mérite qu’on s’y intéresse.
Le groupe a donc mis le paquet en mobilisant 250 personnes ainsi que plus d’une quinzaine de consultants et imaginés cinq duos de commentateurs pour assurer 150 heures d’antenne.
« La Coupe du monde est un rendez-vous planétaire qui, au-delà de l’aspect purement sportif, rassemble les hommes et les peuples du monde entier autour de la passion du ballon rond. Cette passion anime Canal+, ses différentes antennes, ses équipes de journalistes et de consultants tout au long de l’année. Dès lors, monter un dispositif sur une Coupe du monde est presque naturel !, a expliqué Cyril Linette, directeur des Sports de Canal+ en soulignant être la seule chaîne française à proposer l’intégralité de la compétition.
Les abonnés ne seront pas perturbés puisqu’ils vont retrouver l’essentiel de leurs émissions, toutes focalisées sur la Coupe du monde. Le « Canal Football Club » qui, tous les soirs (22H30) offrira un décryptage complet et en images de ce qui se passe dans et autour des stades sud-africains. Hervé Mathoux entouré de Pierre Ménès, Isabelle Moreau et Christophe Dugarry reviendront sur les faits marquants de la journée.
Canal + a mis sur pied une équipe dédiée aux Bleus. Pendant toute la durée de la compétition – espérons qu’ils iront loin ! – mais aussi pendant la phase de préparation, une équipe de journalistes et reporters suivront leurs faits et gestes. Parmi eux, Sylvain Wiltord et Guy Roux.
Le dispositif est complété par « La + belle finale du monde » (multiplex présenté par Eric Besnard), « Les spécialistes Coupe du monde » avec l’arrivée de Makelele qui participera au « Canal football club ». Il se rendra aussi en Afrique du sud pour intervenir en tant que troisième commentateur sur quelques matches. Toujous présents, mais aux couleurs de l’Afrique du sud, « Les Guignoles de l’nfo » et « Le grand journal ».

LES DUOS
- Grégoire Margotton/Olivier Rouyer
- Christophe Josse/Raynald Denoueix
- Nathalie Iannetta/Messaoud Benterki
-David Berger/Aimé Jacquet
- Stéphane Guy/Marcel Desailly
« La ferme célébrités en Afrique » ferme le 9 avril
TF1 vient d’annoncer la date de la grande finale de « La ferme célébrités en Afrique ». Le 9 avril prochain, la Une ferme définitivement les portes d’un programme qui n’a jamais réellement trouvé ses marques pour sa troisième saison.
Diffusée le vendredi en primetime, la Une a rapidement décidé de la déprogrammer en seconde partie de soirée. En cause ? Les audiences qui n’ont jamais été aux rendez-vous. TF1 espérait lui donner un coup de boost en diffusant juste avant elle deux épisodes de la nouvelle saison des « Experts », mais rien n’y a fait.
Pourquoi la sauce n’a-t-elle pas pris ? Les téléspectateurs connaissent toutes les ficelles de la téléréalité et pour les attirer cela devient de plus en plus difficile. Les participants eux aussi en connaissent tous les rudiments ce qui enlève toute spontanéité. Bref, pas facile de faire le buzz. Pour cette saison, Michael Vendetta s’y est bien essayé au point de se griller et d’avoir envie de partir. La production a même du lui demander de se calmer.
Autre gros problème : cette année, les téléspectateurs ont eu l’impression qu’il n’y avait plus de règle dans « La ferme célébrités en Afrique », notamment celle qui impose aux participants d’être coupés du monde.
Première entorse : Aldo Maccione décide un soir de dormir à l’hôtel. Il se plaint de ne pas pouvoir bien dormir du fait de l’excitation de ses colocataires. Et finalement, il fait ses valises et rentre chez lui. Un mal de dos le fait souffrir.
Vient le tour de Greg Basso qui s’offre lui aussi une petite virée hors de la ferme pour se vider la tête. Finalement, il décide de réintégrer l’équipe des « fermiers ». Les tensions entre les fermiers ont aussi vite lassé les téléspectateurs qui avaient du mal à s’y retrouver. Farid prenait lui aussi du champs avant de revenir dans la ferme. Adeline pétait les plombs. Celyne tombait malade… « La ferme célébrités en Afrique » devait la ferme des courants d’air !
Vivement le 9 avril pour que TF1 passe à autre chose. « Koh-Lanta, le choc des héros » par exemple…
Ophélie Winter guest star dans « RIS, police scientifique »
Tiens, tiens, tiens, une revenante… Ophélie Winter revient jouer la comédie sur TF1 dans deux épisodes de la série française « RIS police scientifique ». Ils seront diffusés le jeudi 8 avril à partir de 20h45.
Ancien mannequin reconverti dans les relations publiques, elle interpréter le rôle de la mère d’une adolescente de 16 ans qui a disparu et avec laquelle elle entretient des relations conflictuelles.
Au générique figurent toujours Philippe Caroit (Gilles Sagnac), Pierre-Loup Rajot (Hugo Chalonges), Stéphane Metzger (Malik Berkaoui), Anne-Charlotte Pontabry (Katia Schriver), Barbara Cabrita (Julie Labro), Laurent Olmedo (Pierre Morand), etc.
A noter que cette série, qui avait du mal à trouver ses marques, engrange de bonnes audiences ce qui permet à la chaîne privée de devancer ses concurrentes les soirs où elle diffuse « RIS, police scientifique ».
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Radio
Europe 1 : Alexandre Delpérier démissionne
Alexandre Delpérier quitte Europe 1. le journaliste a présenté sa démission, démission acceptée par la radio de la rue François 1er qui l’avait mis à pied la semaine dernière.
L’affaire a démarré à la suite d’une interview de Raymond Domenech. Invité comme d’autres journalistes à une conférence de presse, Alexandre Delpérier a remonté l’interview du sélectionneur des Bleus en réenregistrant des questions qui laissaient sous-entendre qu’il l’avait rencontré en tête à tête.
Cette interview « exclusive » n’a pas été du goût de sa direction.
Alexandre Delpérier est l’invité de “Médias, le magazine”, dimanche 14 mars à 12h35, sur France 5.
Polémique : Jean-Jacques Bourdin répond à Rachida Dati
Il avait promis de répondre aux propos de Rachida Dati. Jean-Jacques Bourdin a tenu sa parole. Ce matin, le journaliste a réagi. Durement. Sitôt son émission terminée, il a diffusé ses propos sur son blog. En voici le texte publié également chez nos confrères du site Le Post (lire l’article)
« Rachida Dati m’a mis en cause. A titre personnel peu importe, je m’en moque.
Mais surtout elle a traité RMC de « radio caniveau », vous assimilant à des auditeurs de caniveau. Et là je ne peux pas laisser passer. Parce que c’est insultant et méprisant pour vous. A trop vouloir se défendre, parfois on se confond. La vérité déplaît souvent à certains responsables politiques qui ont choisi la politique spectacle.
Je maintiens mes propos et j’assume: Rachida Dati a fait savoir aux rédactions qu’elle était disponible pour des photos, des vidéos et des interviews en Irak. Elle a l’habitude de solliciter les médias pour soigner son image. Je ne polémiquerai plus avec elle mais je continuerai, croyez-moi, à me battre contre la politique spectacle qui amuse le citoyen, l’éloigne des questions de fond et de notre quotidien et qui, surtout, dévalorise les élus.
Qui ment ? Allez entre autres sur Gala.fr, qui a une expertise certaine des relations entre les politiques et le monde people. Le titre: « L’ex-ministre de la justice flâne à Bagdad ». Je lis: « Pendant les élections, même à l’autre bout du monde et sous escorte, l’opération séduction continue ». Plus loin: « l’ex-Garde des Sceaux ne s’est pas privée de médiatiser son déplacement en Irak (..) Lookée mais pas trop, elle a organisé une petite promenade sous escorte et l’objectif des photographes dans un parc des abords du Tigre ».
Alors je pose simplement cette question: pourquoi Rachida Dati n’assume-t-elle pas ? Vous le savez, nous consacrons cette semaine aux élections régionales. Hier j’étais à Tulle. Il n’y a jamais été question de l’inviter à 7h 30. En revanche je l’ai invitée pour la semaine prochaine sur RMC, mercredi, jeudi ou vendredi, pour parler de l’actualité nationale et internationale. Et je l’interrogerai sur l’Irak. Et nous écouterons ses réponses, loin de la politique spectacle. Viendra-t-elle ? »
Rachida Dati : « Monsieur Bourdin est un menteur »
« Je suis très choquée. Je suis partie en Irak à l’initiative des autorités irakiennes, dans le cadre de mes fonctions d’euro-députée. C’est un moment historique pour l’Irak, qui va peut-être lui permettre de reprendre sa place sur la scène internationale. Je prends cela très au sérieux. Je n’ai jamais communiqué sur ce voyage, dont je connais pourtant la date depuis très longtemps. Et je n’ai jamais fait de demandes à quelque rédaction que ce soit pour qu’elle me suive ou m’interviewe. Au bout du compte, je trouve choquant que monsieur Bourdin utilise ma mission pour régler des comptes personnels. »
Interrogée par vos confrères du site Le Post (lire l’article), Rachida Dati ne mâche pas ses mots contre le journaliste de la radio RMC et à même contacté Alain Weill, PDG du groupe NextRadioTV à qui appartient RMC.
« Il m’a dit qu’il voulait que je réagisse sur RMC et nul part ailleurs. Je devais passer aujourd’hui dans l’émission de Bourdin. Ce matin, j’ai reçu un message à 7h30 m’informant que finalement RMC ne souhaitait pas que j’intervienne. C’est tellement facile de ne pas prendre ses responsabilités… Monsieur Bourdin joue une partition populiste, lui qui se targue d’avoir une morale exemplaire, et je veux que les auditeurs de RMC sachent que c’est un menteur. »
De son côté, Jean-Jacques Bourdin ne s’avoue pas vaincu. Toujours chez nos confrères du site Le Post (lire l’article), le journaliste affirme que « ce qu’elle dit est totalement faux. On ne l’a jamais invité pour ce mardi matin. D’ailleurs je n’aurais pas pu l’interviewer. Je suis en tournée pour les régionales. Je ne vois pas comment j’aurais pu l’interviewer de Tulle, où j’étais ce mardi matin. La vérité c’est que nous avons proposé à madame Dati de venir la semaine prochaine, à 8H35, mercredi, jeudi ou vendredi. Et qu’elle n’a pas répondu… » Et concernant les preuves qu’il pourrait apporter, il indique qu’ »elle sait bien que je ne vais pas compromettre des confrères, donc elle a beau jeu de faire ça. Et c’est vrai que nous n’enregistrons pas les coups de fil à RMC ! » Affaire à suivre.
Europe 1 : Delpérier bidonne et est privé d’antenne
Tout le monde a encore en mémoire l’affaire Fidel Casto/PPDA. A l’époque, le journaliste-vedette de TF1 avait « remonté » une conférence de presse du Leader massimo en y intégrant ses propres questions. Le but étant de faire croire qu’il l’avait interviewé en tête-à-tête. La méthode a, semble-t-il, fait une émule : Alexandre Delpérier.
Selon nos confères du Parisien/Aujourd’hui en France, la direction d’Europe 1 a décidé de suspendre d’antenne le journaliste qui avait la responsabilité des soirées sports. Ce qui explique son absence hier soir d’ »Europe 1 Foot ».
Le motif de cette sanction ? Le bidonnage d’une interview de Raymond Domenech. Ainsi, après avoir assisté à une conférence de presse du sélectionneur des Bleus comme nombre de journalistes ce jour-là, Alexandre Delpérier, rentré à la station de la rue François 1er, a cru bon de réaliser un montage laissant croire qu’il avait obtenu une interview en tête-à-tête.
« A l’antenne, on pouvait ainsi l’entendre dire qu’il avait rencontré Domenech. L’interview débutait par un « Bonjour Raymond » auquel le sélectionneur répondait « Bonjour », comme s’il s’agissait d’un entretien particulier. Ce « Bonjour », Domenech l’a, en fait, adressé à tout son auditoire et non au seul Delpérier » précisent nos confrères.
Découvrant la supercherie, la direction d’Europe a «décidé d’agir immédiatement et dispensé d’antenne Alexandre Delpérier. C’est pourquoi vous ne l’entendez plus sur nos ondes depuis jeudi » a indiqué un porte-parole de la station au Parisien. Une mise à pied d’une semaine.
Le journaliste et la direction d’Europe 1 doivent se revoir la semaine prochaine.
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People
L’acteur Peter Graves de « Mission impossible » est mort
« Comme toujours, si vous ou l’un de vos agents était capturé ou tué, le Département d’Etat nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Ce document se détruira dans les cinq secondes. Bonne chance ».
Au début de chaque épisode de « Mission impossible », Jim Phelps se rendait dans un endroit isolé pour y repérer un magnétophone, et écouter les directives de la mission qu’il devait accepter ou non.
Peter Graves, qui incarnait cet agent secret de 1967 à 1973, est mort dimanche. Il aurait fêté son 84e anniversaire de naissance ce jeudi.
Alirs qu’il revenait d’un brunch avec son épouse et ses enfants, il s’est écroulé tout juste avant d’entrer à l’intérieur de sa demeure. L’une de ses filles a tenté de lui administrer la réanimation cardio-respiratoire, sans succès. Selon le médecin qui l’a examiné, il a été victime d’une crise cardiaque.
Sa carrière reste marquée par son interprétation de Jim Phelps, le chef d’une bande d’agents spécialisés dans la lutte contre les conspirateurs, dans la série « Mission: Impossible ».
Jouant généralement les bons, il avait fait une exception dans « Stalag 17″ de Billy Wilder, où il incarnait un espion nazi plein de traîtrise.
Il avait aussi joué le rôle du pilote Clarence Oveur dans le film catastrophe de 1980 « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? »
Le chanteur engagé Jean Ferrat est mort
Le chanteur et compositeur Jean Ferrat est mort samedi après-midi à l’hôpital d’Aubenas à l’âge de 79 ans, a-t-on appris auprès de la préfecture de l’Ardèche.
Grand nom de la chanson française, reconnaissable à sa voix chaude, il était l’interprète entre autres de « Nuit et brouillard » (1963), « La Montagne » (1964), « Aimer à en perdre la raison » (1971) ou encore « La femme est l’avenir de l’homme » (1975).
Né le 26 décembre 1930 à Vaucresson (Hauts-de-Seine), Jean Ferrat, né Jean Tenenbaum, perd son père à 11 ans, lorsque ce juif émigré de Russie est déporté à Auschwitz. L’enfant est sauvé grâce à des militants communistes, ce qu’il n’oubliera jamais.
Aussi prolifique que discret, notamment à la télévision, il a composé et interprété quelque 200 chansons, mêlant textes engagés, hommages à Louis Aragon et déclaration d’amour à l’Ardèche, sa région d’adoption.
Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre, il a rapidement pris ses distances avec Moscou. Dans « Camarade », il dénonce l’invasion russe de Prague en 1968 et, dans « Bilan », il fustige la déclaration de Georges Marchais sur le « bilan globalement positif » des pays de l’Est.
Jean Ferrat, lauréat du prix de l’académie Charles Cros en 1963 et du grand prix de la chanson de la SACEM en 1994, avait apporté son soutien à la liste présentée aux élections régionales par le Front de Gauche en Ardèche.
Les principales réactions à la mort de Jean Ferrat
- « Avec Jean Ferrat, c’est un grand nom de la chanson française qui disparaît. Chacun a en mémoire les mélodies inoubliables et les textes exigeants de ses chansons, qui continueront encore longtemps, par leur générosité, leur humanisme et leur poésie à transporter les âmes et les coeurs, à accompagner aussi les joies et les peines du quotidien ». Avec lui, « c’est aussi une conception intransigeante de la chanson française qui s’éteint. Farouchement attaché à sa liberté et à son indépendance, il a toute sa vie pensé et vécu son art comme un artisanat, privilégiant constamment l’authenticité et l’excellence à la facilité consumériste des standards commerciaux ». (Nicolas Sarkozy)
- « La voix chaude, tendre et persuasive de l’auteur de ‘La Montagne’ s’est tue. Sa mort est un deuil pour la chanson française et tous les artistes français, dont il était le maître incontesté. Jean Ferrat alliait à son immense talent, un engagement militant auquel il n’a jamais failli. Cette conviction fait partie de son personnage. Chanteur populaire, engagé, toujours poète, ami d’Aragon, il a vécu par et pour la culture française. Son oeuvre est désormais un classique que les Français n’oublieront pas ». (François Fillon)
- « Jean Ferrat était l’une des incarnations majeures de la chanson française de la deuxième partie du XXe siècle. Il était aussi l’un des mélodistes les plus accomplis de sa génération, qui a mis en musique parmi les plus beaux textes de la langue française, dont ceux d’Aragon, qui fut enchanté du résultat » (Claude Lemesle, président de la Sacem)
- « Avec la disparition de Jean Ferrat, c’est un pan entier de la musique française qui disparaît. Je salue l’artiste, l’humaniste et le militant ». (Pascal Nègre, président d’Universal Music France)
- « C’est une partie de la France, c’est toute une génération qui doit avoir beaucoup de chagrin aujourd’hui parce que c’est un des derniers géants qui disparaît. Il y avait Brel, il y avait Brassens, il y avait Ferré et il y a Jean qui était le dernier des Mohicans. C’est toute une page de la chanson française qui se tourne ». (Michel Drucker)
Sandra Bullock, «mauvaise actrice» mais bonne joueuse
« Transformers 2: la revanche » et Sandra Bullock se sont vus décerner samedi les trophées des pires film et actrice de l’année lors des Golden Raspberries Awards, une parodie des Oscars saluant les pires navets du cinéma américain.
Sandra Bullock, qui pourrait triompher aux Oscars pour « The Blind Side », s’est montrée en dessous de toutes ses concurrentes dans la comédie romantique « All About Steve » a estimé le jury. Elle incarnait avec son partenaire Bradley Cooper le plus mauvais couple d’acteurs à l’écran, selon le fondateur du prix John Wilson.
Le prix du plus mauvais acteur masculin est partagé entre les trois jumeaux de « Jonas Brothers: le concert événement 3D », les frères Kevin, Joe et Nick.
Décès du chanteur Patrick Topaloff
Le chanteur comique Patrick Topaloff a succombé dimanche à une crise cardiaque à son domicile, a indiqué son entourage. Connu pour ses tubes « J’ai bien mangé, j’ai bien bu » (1972), écrite par Claude François, ou encore « Où est ma chemise grise » (1979), parodie en compagnie de Sim du « You’re The One That I Want » tiré de « Grease », il avait participé encore récemment à la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Agé de 65 ans, Patrick Topaloff s’est effondré à la sortie d’un déjeuner à son domicile.
Figure familière de la radio et de la télévision, mais aussi du théâtre de boulevard, Patrick Topaloff avait écumé la France en donnant de nombreux galas dans les années 70 et 80. On lui doit aussi une adaptation en chanson des Fables de La Fontaine, en plusieurs albums. Ces dernières années, il avait participé comme co-présentateur de la tournée « Age tendre et tête de bois ».
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Chronique de Dominique Jamet
L’homme qui chantait les lendemains (La chronique de Dominique Jamet)
Enseveli sous les neiges du passé, et pourtant toujours vivant, au fond, tout au fond du despotique Citizen Kane, il y a cet enfant qui joue une dernière fois avec sa luge et ne sait pas encore que dans un instant il va à jamais être arraché à sa mère. Rosebud. Tenenbaum. Jean Ferrat, lui aussi, était resté ce petit enfant juif, fils de juifs russes, traqué par les nazis, séparé des siens et sauvé de la mort par des militants communistes, même si les mystérieuses alchimies qui font l’identité française l’avaient fait vieillir sous les traits d’un fier paysan bien de chez nous, pantalon de velours, chemise à carreaux et bonnes moustaches gauloises, plus français que la France. Ardéchois c"ur fidèle.
Communiste par fidélité et jusqu’au bout, indéfectible compagnon de route, dans le succès puis dans son déclin, du Parti auquel il devait la vie "que c’est beau la vie !- homme de c"ur, d’honneur et de conviction fourvoyé au pays taga d’Aragon, il n’aura cessé de suivre en parallèle les grands chemins de la liberté.
Potemkine, Lorca, Cuba, la Résistance, la Révolution, la vraie, celle qui est si belle tant qu’elle n’est qu’un rêve, l’amour, sa môme, le peuple, les camarades, tels sont les thèmes sur lesquels Ferrat, poète en toute modestie, a brodé les mélodies que sa voix chaude a inscrites dans notre mémoire. Il célébrait, obstiné, le souvenir des lendemains qui n’ont pas chanté et l’espoir de ceux qui sont à venir. Et la campagne.
Le voilà définitivement enraciné dans cette terre qu’il aimait. Poussière, poussière. Mais ses chants continuent de monter haut dans le ciel où, Dieu, que la montagne indifférente est belle !
Dominique Jamet
Halde-la !
Mais quelle mouche, quelle vilaine mouche a bien pu piquer M. Gérard Longuet ? Président du groupe UMP au Sénat, M. Longuet, on le sait, s’est vivement ému d’un bruit qui courait et même galopait ces derniers temps. On parlait en effet de l’éventuelle nomination de M. Malek Boutih, membre du bureau national du P.S., à la tête de la Halde (Haute autorité de lutte contre la discrimination et pour l’égalité) en remplacement de M. Louis Schweitzer.
On conçoit assez bien que la politique d’ouverture " certains disent de débauchage " pratiquée par l’actuel chef de l’Etat indispose, irrite, agace, trouble, frustre et exaspère sa propre majorité. Mais la question, pour M. Longuet, qu’on a connu plus avisé, n’était pas là. M. Longuet ne met pas en cause l’appartenance partisane de M. Boutih, mais le fait que celui-ci, de par ses origines, ne soit pas membre du « corps français traditionnel », comme par exemple M. Schweitzer, bourgeois protestant, ou M. Longuet lui-même, bourgeois catholique. Parlons clair : M. Boutih, bien que français, le serait moins que d’autres.
Comment ne pas comprendre le tollé soulevé à gauche et notamment au P.S. par les propos de M. Longuet ? L’indignation des camarades de M. Boutih est d’autant plus méritoire que depuis des décennies ils n’ont jamais traité celui-ci comme un socialiste à part entière. Bah, si Malek Boutih n’en devient pas le président, il pourra toujours se plaindre à la Halde. La discrimination, il connaît.
Dominique Jamet
A qui la faute ?
La tempête a soufflé, ravageant tout sur son passage. Vendéens et Charentais, victimes de Xynthia, pansent leurs plaies, mènent leur deuil, et la France étonnée d’un spectacle si rare a vu, dans l’adversité, la solidarité agissante de ceux qui avaient été épargnés conforter le courage stoïque de ceux qui avaient tout perdu.
Le premier choc passé, il était inévitable que l’on cherchât à identifier et à dénoncer des coupables, si naturelle que fût la catastrophe. A qui la faute (sur mer) ? Certains ont cru devoir incriminer l’Etat, qui a bon dos, par le biais des préfets concernés.
Ce n’était pourtant pas faute que ceux-ci eussent mis en alerte les populations intéressées contre un phénomène dont ils avaient prévu l’ampleur sans pouvoir en déterminer les points d’impact précis. Que voulait-on qu’ils fissent de plus contre la force des vents et des marées ?
Il y a pourtant des responsables. Ce sont les maires qui, par faiblesse, ont laissé s’édifier, les promoteurs et les spéculateurs qui, par cupidité, ont réalisé et mis en vente, et les malheureux, hélas, qui, inconscients, ont acheté et habité des logements au rabais, construits sur des zones inondables.
Ces derniers seuls ont été cruellement punis par la nature. Où l’on pourrait parler de faute, voire de crime, c’est si, une fois de plus, les multiples pouvoirs publics en cause négligeaient de tirer enfin les leçons d’une erreur collective si chèrement payée.
Dominique Jamet
Dernières nouvelles de la jungle
Dument pourvus de passeports authentiques et de fausses identités, les envoyés très spéciaux d’un Etat qui se dit une démocratie et piétine allègrement le droit international reçoivent et exécutent un ordre d’assassinat sur le sol d’un pays étranger puis, mission accomplie, rentrent chez eux pour y recevoir les félicitations secrètes de leurs chefs et du Premier ministre qui a lancé cette brillante opération.
Jadis tueur en série et pour cela mis au ban de la planète, un chef d’Etat qui avait juré son grand Dieu, après avoir payé sa dette à la société des nations, qu’il était désormais rangé des attentats, lance le djihad contre un pays notamment coupable d’avoir tenté de juger son fils chéri pour des délits de droit commun. Kadhafi, dictateur fou, proclame le droit et le devoir qu’a tout bon musulman de tuer, où qu’il soit, quel qu’il soit, tout ressortissant de la Suisse.
Des avions sans pilote, des drones survolent en permanence le Pakistan et l’Afghanistan : la mort tombe du ciel, indifféremment, sur ses cibles, combattants repérés les armes à la main ou civils pris pour des « terroristes ».
La France, et d’autres pays occidentaux passent leur temps à négocier contre rançon la libération des malheureux enlevés et maltraités par les modernes Barbaresques.
Ainsi va le monde où nous vivons et qui ressemble de plus en plus à une jungle sans loi sinon sans foi, à une caverne de brigands.
Dominique Jamet
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Culture
Oscars : « Démineurs » a mis K.O. « Avatar »
Comme l’avaient anticipé les augures d’Hollywood, « Démineurs » s’est imposé comme le grand gagnant de la 82e cérémonie des Oscars, en remportant les trophées des meilleurs film, réalisation, montage, scénario original, son et mixage.
Kathryn Bigelow, devenue la première femme de l’histoire des Oscars à remporter la statuette pour la meilleure réalisation, a reçu son trophée des mains de la chanteuse Barbra Streisand, qui a déclaré, en ouvrant l’enveloppe: « Le moment est enfin venu! ». Elle a dédié son prix « aux militaires qui risquent leur vie en Irak et en Afghanistan ».
« Avatar », signé par son ex-mari James Cameron, n’a pas réussi à réitérer son palmarès des Golden globes. Le film le plus lucratif de l’histoire du cinéma a dû se contenter de trois prix techniques, pour les effets spéciaux, la direction artistique et la meilleure photographie.
Du côté des acteurs, aucune surprise n’est venue troubler les pronostics. Sandra Bullock, dans sa longue robe argentée parsemée de brillant, a remporté le premier Oscar de sa carrière pour « The Blind Side », 24 heures après avoir reçu le « Razzie » (« Framboise d’Or ») de la pire actrice pour « All about Steve ».
« Ai-je vraiment mérité cette Oscar, où l’ai-je eu à l’usure? », a-t-elle demandé, provoquant les rires de la salle, avant de rendre hommage, avec un mélange d’émotion et d’humour, a ses compétitrices.
La cinquième nomination a été la bonne pour Jeff Bridges, qui a reçu, devant une salle debout, son premier Oscar pour « Crazy heart », dans lequel il interprète un chanteur de country raté. Les yeux vers le ciel, il a remercié ses parents comédiens, aujourd’hui décédés, pour « l’avoir introduit dans ce milieu sensationnel ».
Les seconds rôles sont allés à l’Autrichien Christophe Waltz, pour sa prestation de nazi dans « Inglourious Basterds » de Quentin Tarantino — seul trophée du film — et à Mo’Nique, mère abusive et cruelle dans le film indépendant « Precious ».
Le film de Lee Daniels, qui fut la sensation de l’année du cinéma indépendant américain, a aussi remporté l’Oscar du meilleur scénario adapté.
Les Français, qui avaient de nombreuses chances de statuettes, repartent avec l’Oscar du meilleur court métrage d’animation pour « Logorama », un film montrant une ville de Los Angeles livrée à la publicité et aux marques.
Jacques Audiard, en lice dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère pour « Un prophète », a dû s’incliner devant « Dans ses yeux » de Juan José Campanella (Argentine).
Le dernier chef-d’oeuvre des studios Pixar, « Là-haut », a remporté sans surprise l’Oscar du meilleur film d’animation et a ajouté à son palmarès la meilleure musique, pour Michael Giacchino.
Parmi les grands perdants figurent « In the air », pourtant sélectionné dans six catégories, « District 9″ (4 nominations) et « Une éducation » (3 nominations), tous repartis les mains vides.
Roman Polanski primé au Festival de Berlin
Roman Polanski a été récompensé comme meilleur réalisateur pour « The Ghost-Writer » (« Le nègre »). Les producteurs du film ont accepté la récompense au nom du cinéaste franco-polonais, assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, en Suisse, en attendant une éventuelle extradition vers les Etats-Unis dans le cadre d’une affaire de relations sexuelles avec une mineure datant de 1977.
Le producteur Alain Sarde a confié que Roman Polanski lui avait dit qu’il ne serait de toute façon pas venu au festival, même s’il avait été libre, parce que la dernière fois qu’il avait fait un voyage pour accepter une récompense, il avait « atterri en prison ».
« The Ghost-Writer », basé sur un roman de Robert Harris, raconte l’histoire d’un ancien Premier ministre britannique (Pierce Brosnan), qui embauche un « nègre » (Ewan McGregor) pour l’aider à terminer la rédaction de ses mémoires sur une île au large de la Côte est des Etats-Unis.
L’Ours d’argent du meilleur acteur a été attribué, ex-aequo, à deux acteurs d’un film russe, « How I Ended the Summer », Grigori Dobrygin et Serguei Pouskepalis. Celui de la meilleure actrice est revenu à la Japonaise Shinobu Terajima, pour son interprétation d’une femme subissant la tyrannie de son mari qui revient handicapé de guerre, dans le film « Caterpillar ».
Un film roumain, « If I Want to Whistle, I Whistle », de Florin Serban, a obtenu le Grand prix du jury de la Berlinale.
Le film qui a obtenu l’Ours d’or, « Bal », a été filmé dans des montagnes luxuriantes de Turquie où un petit garçon part à la recherche de son père, un apiculteur qui a disparu. Le réalisateur, Semih Kaplanoglu, a déclaré que cette récompense était pour lui « comme une renaissance » et il a espéré que cela soit source d’inspiration pour les jeunes cinéastes en Turquie.
Les récompenses étaient attribués par un jury de sept membres, parmi lesquels figurait l’actrice américaine Renee Zellweger, et présidé par le cinéaste allemand Werner Herzog.
Lady Gaga triomphe aux Brit awards
L’excentrique chanteuse américaine Lady Gaga a triomphé mardi soir à Londres lors de la 30e cérémonie des Brit Awards, les récompenses de la musique pop/rock en Grande-Bretagne, en remportant trois trophées.
L’artiste de 23 ans a reçu les prix de la Meilleure chanteuse internationale de l’année, du Meilleur album international avec « The Fame » et de la Révélation internationale de l’année.
Lily Allen a pour sa part été désignée Meilleure chanteuse britannique, tandis que le groupe Florence And the Machine a reçu le prix du Meilleur album britannique pour « Lungs ».
Le prix du Meilleur chanteur international a été attribué au rappeur américain Jay-Z.
Le groupe JLS a été récompensé par deux trophées (Révélation britannique de l’année et Meilleur single pour « Beat Again »).
« (What’s the Story) Morning Glory ? » du groupe Oasis a été couronné Album britannique des 30 dernières années.
BD : Angoulême consacre Hervé Baru
Et un nouveau président, un ! Le jury du 37e Festival international de bande dessinée d’Angoulême a rendu son verdict en consacrant Hervé Baru pour l’ensemble de son oeuvre. C’est à lui que revient l’honneur de présidé la prochaine édition 2011.
De son vrai nom Hervé Baruléa, Baru, 62 ans, est l’auteur depuis les années 1980 de nombreux albums centrés notamment sur le monde de l’adolescence. Le prix lui a été remis lors de la cérémonie de clôture par le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
Baru est notamment l’auteur de « Roulez jeunesse » (1991) et de « L’autoroute du soleil » en 1996. Ses albums sont publiés aux éditions Casterman.
Le Prix du meilleur album a été décerné à « Pascal Brutal » tome 3 (Fluide Glacial) de Riad Sattouf, qui est également l’auteur du film « Les beaux gosses », sorti en 2009. Parmi les nombreuses récompenses, Camille Jourdy a reçu le prix Révélation pour « Rosalie Blum » tome 3 (Actes Sud).
Au cours de cette cérémonie, Frédéric Mitterrand a assuré que la pérennité du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême n’était pas compromise.
« La pérennité du Festival ne me semble pas compromise. Il y a eu un certain nombre de difficultés (…), on va pouvoir travailler maintenant de manière tranquille, a déclaré le ministre de la Culture à propos des problèmes budgétaires rencontrés à l’automne par la manifestation. Moi ministre, je vois mal des difficultés peser sur le Festival d’Angoulême ».
En novembre, la suppression d’une subvention municipale avait notamment dû être compensée par des financements de la Chambre de commerce et d’industrie d’Angoulême et du Haut commissariat à la jeunesse pour boucler l’édition 2010.
Interrogé sur son intérêt pour la bande dessinée, le ministre s’est défini comme « un enfant de la BD ». « Le fond de ma culture, c’est Tintin et Spirou. De 7 à 17 ans, c’étaient mes lectures favorites, j’ai appris énormément de choses en les lisant », a-t-il déclaré.
Frédéric Mitterrand avait visité auparavant l’exposition consacrée au dessinateur Blutch, en présence de plusieurs grands noms de la BD et anciens Grand prix du Festival d’Angoulême, parmi lesquels Enki Bilal, Philippe Druillet, Jean Giraud, Frank Margerin ou Georges Wolinski.
Le ministre a indiqué en réponse à une question qu’il était passé dans la matinée à Jarnac, où se trouve la tombe de l’ancien président de la République François Mitterrand. « C’est un retour », a-t-il simplement ajouté.
Frédéric Mitterrand devait visiter dans l’après-midi les « bulles » où sont installés les stands des éditeurs et assister à la cérémonie de clôture.
(photo extraite du film documentaire « Génération Baru » © Oxygène Production).
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